

Évitons que les petits boulots deviennent trop chers pour les patrons et disparaissent.
En refusant le SMIC de la gauche et des syndicats, les Vaudoises et les Vaudois ont envoyé un signal sans ambiguïté : ils refusent une solution imposée, uniforme et déconnectée des réalités économiques. Si un salaire minimum est instauré, il doit impérativement respecter la primauté des CCT, les exceptions nécessaires et le principe d’une indexation concertée.
Le comité « 2x NON au SMIC – OUI au contre-projet » prend acte de la décision populaire. Ce résultat est un désaveu du jusqu’auboutisme syndical. Alors que les syndicats poussaient leurs revendications sans égard pour les réalités du terrain, les Vaudois leur ont signifié leur refus. Ce type de posture, en rupture avec la tendance observée dans les autres cantons et au niveau fédéral, n’a pas convaincu.
S’agissant de la question subsidiaire, le soutien marqué au contre-projet confirme que la population privilégie les solutions équilibrées – à condition qu’elles respectent les mécanismes qui ont fait leurs preuves : la primauté des conventions collectives, une indexation concertée entre partenaires sociaux et des exceptions ciblées pour les secteurs qui en ont besoin.
« Le peuple a tracé une ligne claire : il ne veut pas d’un salaire minimum à l’emporte-pièce et refuse le projet syndical. Il s’en est fallu d’un cheveu pour que le contre-projet l’emporte. Les discussions qui s’ouvrent maintenant devront impérativement tenir compte de nos préoccupations », déclare Gilles Meystre, Président du comité de campagne.
Compte tenu de la préférence au contre-projet dans la question subsidiaire, le comité sera attentif à ce que les travaux législatifs découlant de cette décision respectent la primauté des conventions collectives, permettent une indexation concertée avec les acteurs économiques et prévoient des exceptions ciblées là où la réalité du marché l’exige. Il restera un partenaire actif dans ces discussions, défendant un modèle vaudois fondé sur le dialogue social, la souplesse et la responsabilité partagée.
Pour le Comité de campagne 2 X NON au SMIC, OUI au contre-projet